Il y a quelques jours on m’a offert un joli pied d’Aloe vera barbadensis, que vous pouvez voir en photo. Je tiens d’ailleurs à dédier cet article à cette personne qui se reconnaîtra et que je remercie beaucoup pour cette tendre attention !
Je tenais donc à partager avec vous ce joli cadeau, et en profiter pour vous parler des Aloès en pots, comment les entretenir, quelles sont les choses à faire et à ne pas faire, et comment récolter le précieux gel de ses feuilles.
En fait, on m’a déjà posé ces différentes questions…
Du coup ça tombe très bien, j’en profite pour faire un petit article ! J’espère qu’il vous donnera envie d’avoir un Aloès chez vous 😉
La culture de l’Aloès
Ici, nous parlerons de la culture chez soi en pot. Tout d’abord, sachez que tout le monde peut entretenir un Aloès : c’est très résistant et facile d’entretien.
Comme vous le savez, l’Aloès vient des pays chauds d’Amérique latine [article L’histoire de l’Aloe vera].
C’est donc une plante qui a besoin de soleil et de chaleur !
Attention aux plants que l’on achète dans nos pays : ils ne supportent pas d’être exposés directement au soleil derrière la fenêtre.
L’Aloès est une plante grasse qui retient une grande quantité d’eau dans ses feuilles. Elle est capable de survivre aux étés les plus chauds, et n’a besoin que de très peu d’eau.
Résistez donc à l’envie de l’arroser trop souvent, même si la terre vous paraît un peu sèche en surface. Petit conseil : arrosez généreusement votre Aloès uniquement lorsque la terre est très sèche.
Vous pourrez sortir votre petit Aloès à la belle saison. En revanche, l’Aloès ne supporte pas les températures en dessous de 5° (c’est également le cas pour toutes les plantes de la famille des cactus).
Rentrez votre Aloès dès l’automne dans un endroit clair à température ambiante, et évitez les rebords de fenêtre exposés plein sud ; ou bien plantez-le en pleine terre dans votre jardin si le climat y est doux toute l’année.


Rempoter son Aloès
Pour bien entretenir votre Aloès (d’intérieur ou d’extérieur), il est préférable de le rempoter tous les deux ans avec un terreau riche et bien drainé.
Pour une croissance optimale, on peut lui fournir un mélange de sable, terre et terreau pour plante d’intérieur (1/3 de chaque), car il faut absolument que l’eau puisse s’écouler aisément.
Terreaux avec du sable : oui ! Terreaux riches en argile : non ! Vous pouvez également mettre une couche de graviers dans le fond de votre pot.
Profitez-en pour changer la taille de votre pot en suivant le rythme de croissance jusqu’à sa taille adulte.
L’Aloès a des racines peu profondes qui se répandent de façon horizontale.
Optez donc pour un pot plus large. Généralement, les plants d’Aloès vendus dans le commerce qui sont déjà en pots ne sont pas adaptés à cette plante.
Attention aux pucerons…
L’arrivée des beaux jours arrivent peuvent amener avec eux les pucerons ! C’est plus précisément au moment de la floraison que les pucerons seront les plus présents.
Pour les éliminer de façon la plus écologique possible, voici une petite astuce : recouvrez votre terre d’un sac plastique et arrosez simplement votre plant avec un jet d’eau.
Cela va débarrasser votre Aloès de ces insectes.
Récolter le gel de l’Aloès
La récolte est extrêmement simple. Il suffit de couper une belle feuille située à l’extérieure (les feuilles les plus épaisses) et coupez les deux extrémités.
Ensuite, à l’aide d’un grand couteau, vous devez enlever délicatement la cuticule (écorce de la feuille) et le derme (la sève jaune/rougeâtre : l’aloïne), pour ne garder que le gel transparent au centre de la feuille (la pulpe). Vous pouvez maintenant utiliser votre « docteur en pot » : oui et non… !!
=> Il est préférable d’attendre cinq ans avant de s’en servir, le temps que les principes actifs soient à leur apogée ! Et il y a quelques précautions d’usage à connaître… À savoir :
Précautions d’usage
Dans le cas d’une utilisation alimentaire et cosmétique, il est conseillé d’adopter un Aloe Vera Barbadensis ET de ne pas l’acheter en grande surface, car celui-ci risquerait d’avoir été gavé d’engrais chimiques avant sa commercialisation.
Le mieux est alors de se fournir auprès d’une jardinerie qui pourra répondre de la provenance et des méthodes de culture de la plante.
De plus, si votre intérieur est rempli de formaldéhyde (=formol), un composé organique très volatil (COV) présent très fréquemment dans les environnements intérieurs, il vaut mieux ne pas se servir de son Aloès, car celui-ci serait chargé des particules absorbées.
L’Aloès fait d’ailleurs partie, à ce titre, des plantes dépolluantes.
La méthode la plus simple est encore de se procurer des produits qui conservent le gel d’Aloe vera sans supprimer ses nombreux composants, car avec un pied d’Aloès, les feuilles viennent vite à s’épuiser si vous en avez une utilisation quotidienne…
L’aloe vera : le « docteur en pot »








