Il est évident que sous nos climats tempérés, il n’est pas toujours facile de cultiver des aloès dans son jardin, son appartement ou sur son balcon. Il est donc plus simple de recourir à des produits vendus dans le commerce. Rappelons que l’efficacité des préparations à base d’aloe vera dépend avant tout de la pureté du produit, de la méthode de conditionnement et de conservation. Par exemple, l’extraction du gel de la feuille et sa réduction en poudre amputent largement son potentiel thérapeutique… Faisons un point sur un label très répandu dans l’univers des produits aloe : le label IASC.
Comment choisir ses produits à base d’aloe vera ?
Le pourcentage d’aloe vera annoncé par les étiquettes de certains produits ne tient aucun compte du facteur de dilution, pas plus que de la technique de préservation.
Vous pouvez très bien trouver dans le commerce des produits portant la mention « 100% aloe vera » alors qu’ils ne contiennent qu’une infime quantité de poudre d’aloès mélangée à de l’eau. Ouvrez l’œil !
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Il existe de nombreux producteurs d’aloès dans le monde et plusieurs excellents laboratoires qui le commercialisent. Mais pour garder toutes ses vertus, l’aloe vera doit conserver sa pureté et ne doit pas avoir été stabilisé n’importe comment.
L’acheteur a donc tout intérêt d’en étudier la provenance lors de son choix
Pourquoi la qualité d’un produit à base d’aloe vera est-elle si importante ?
L’aloe vera, comme toute matière vivante, tend à se décomposer. A défaut d’un traitement bien adapté intervenant aussitôt après la récolte, il perd son potentiel et par conséquent, son efficacité.
Malgré les précautions prises pour le manipuler, un peu d’aloïne peut pénétrer dans le gel et provoquer des réactions d’allergie chez des personnes sensibles et des problèmes digestifs chez d’autres…
Le gel contenu à l’intérieur des feuilles fraîches est la seule partie utilisable de la plante, alors que l’aloïne se trouve dans la sève jaune-rougeâtre juste en dessous de l’écorce. Et c’est précisément cette aloïne qui est fortement laxative et qui a un effet préjudiciable au développement des cellules.
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Pour être efficace, l’aloe vera doit être « biologiquement vivant ».
Les principaux producteurs d’aloe vera au monde possèdent des milliers d’hectars de plantations où la plante est cultivée et traitée depuis les pépinières jusqu’aux produits prêts à l’emploi : gel, jus, crèmes…
Ils respectent les normes de production les plus exigeantes et n’utilisent que les feuilles de l’aloe parvenues au stade de maturité convenable, traitées et préservées grâce à un procédé breveté de stabilisation.
D’autres entreprises sous-traitent la culture de l’aloe vera à des plantations indépendantes qui se conforment à des spécifications très précises dans le cadre de techniques agricoles organiques.
Ainsi a-t-on la certitude qu’aucun produit chimique n’est utilisé au détriment de la pureté du produit fini et de ses propriétés favorables pour la santé.
Certains fournisseurs d’aloe vera en revanche, doivent acheter leurs matières premières – et parfois même les produits finis – sans trop de garantie. Le gel risque alors de provenir de feuilles dont l’état de fraîcheur n’est pas le même que lors de la récolte, et qui laisse à désirer…
Il est plus que probable que le gel d’aloe vera aura perdu une bonne partie de son potentiel :
- soit par oxydation, qui entraîne la décomposition.
- soit en raison de l’emploi d’un procédé de conservation inadapté (avec utilisation de produits chimiques et non des additifs naturels).
- soit de la surchauffe en cours de production qui détruit de nombreux composants nutritifs (enzymes, acides aminés, vitamines et minéraux) et dégrade les propriétés bienfaisantes pour la santé.
Un procédé de stabilisation respectant cette vie est donc essentiel.
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Label IASC (International Aloe Science Council)
Histoire du label IASC.
Le programme de certification de l’IASC – International Aloe Science Council – est né de la nécessité au début des années 1980.
En raison de l’abus dans la représentation de la vraie quantité d’aloe vera dans les produits d’aloès, que ce soit des matières premières ou des produits de consommation, l’IASC a formulé un plan pour offrir un programme de certification indépendant.
Le sceau de certification IASC assure que :
- Les produits sont correctement étiquetés.
- L’aloe vera dans le produit répond aux normes IASC pour la quantité et la qualité de l’aloe vera.
- L’aloe vera utilisé dans le produit provient d’une installation certifiée.
Programme de certification IASC.
S’appuyant sur un concept de test conçu par les sociétés membres, l’IASC a développé le programme de certification pour permettre aux producteurs d’aloès, aux transformateurs et aux fabricants de soumettre leurs installations et produits à un programme d’audit et à une série de tests rigoureux.
Si les tests sont réussit, les sociétés sont autorisées à afficher le sceau de certification IASC sur tous les produits et supports marketing.
Les entreprises qui utilisent le label IASC sur leurs produits et dans leur documentation assurent à leurs clients que l’entreprise représente :
- Vérité dans l’étiquetage des produits à l’aloe vera.
- La quantité d’aloe vera dans le produit répond aux exigences de teneur en aloe vera de l’IASC.
- La qualité et la pureté de l’aloe vera dans le produit sont conformes aux normes IASC.
- L’aloe vera utilisé dans les produits provient d’une source certifiée.
Norme de qualité de l’aloe vera.
– Extrait du document officiel IASC « Norme de qualité de l’aloe vera » :
La norme de qualité IASC Aloe Vera s’applique uniquement aux ingrédients de matières premières à utiliser dans les produits à usage oral. Cette norme ne s’applique pas aux produits finis ou aux matières premières destinées à être utilisées dans les produits finis pour usage topique.
Dose :
Consommation totale recommandée d’aloe vera de 60 à 236 ml de jus de feuilles à concentration unique par jour.
Contaminants :
Les agents pathogènes sont à déterminés selon les normes des chapitres 61 et 62 de l’USP (examen microbiologique des produits non stériles)
Concernant l’acide lactique, l’APC, la moisissure et la levure, les limites sont à établir par les fabricants eux-mêmes.
Pour les métaux lourds (plomb, cadmium, arsenic, mercure), les normes sont établies conformément aux limites actuelles de l’AHPA.
La présence de maltodextrine est à déclarer sur l’étiquette ou non.
La présence d’aloïne est limitée :
- Pour les jus à concentration unique (feuille intérieure / feuille entière purifiée) : ≤ 10 ppm
- Pour les poudres (feuille intérieure / feuille entière purifiée) : ≤ 10 ppm
Présence de matière solide dans un jus à concentration unique : 1% d’extrait sec total d’aloès dans le jus de feuille d’aloe vera et 0,5% d’extrait sec total d’aloès pour le jus de feuille interne.
Beta acétylé mannan : minimum de 5% en poids sec.
Normes organoleptiques :
- Liquides filtrés au charbon (décolorés, purifiés, filtrés) – sans pulpe :
- Visible : brumeux à translucide.
- Couleur : clair à jaune clair ou beige.
- Goût : peut être insipide à légèrement amer.
- Odeur : inodore à légèrement végétative.
- Sensation : glissante avec moins de friction que l’eau, sèche pour être légèrement collante.
- Poudres filtrées au charbon (décolorées, purifiées, filtrées) :
- Couleur : blanchâtre à blanc cassé / jaune clair ou beige.
- Goût : peut être insipide à légèrement amer.
- Odeur : inodore à légèrement végétative.
REMARQUES : Les normes organoleptiques doivent être assez flexibles et couvrir une gamme relativement large. Ces informations sont fournies à titre d’exemple et d’autres descriptions de l’organolepsie peuvent être utilisées.
Contenu en solides et en cendres :
- Teneur en solides : ≥ 0,46% de solides dans le jus de feuille interne à concentration unique.
- Teneur en cendres : ≤ 40%
L’acide malique et le glucose doivent être présents au minimum.
Marqueur de feuilles entières (isocitrate) : ≤ 5% pour la feuille intérieure en poids sec. Tout ce qui dépasse ce niveau sera considéré comme un ingrédient à feuilles entières.
Label IASC : un label à demi-mesure
Beaucoup de fabricants ornent désormais leurs flacons d’un certificat de qualité auto-décerné : le label IASC (International Aloe Science Council).
Or, ce label ne garantit pas :
- que l’aloès utilisé est issu de l’agriculture biologique
- que le produit est exempt d’anthraquinones
Le label IASC ne dit rien non plus sur :
- La teneur en aloès (les produits finis doivent contenir au moins 15% d’aloe vera).
- Le procédé de fabrication (par exemple, gel obtenu par dilution de plante lyophilisée).
- Le procédé d’extraction de la pulpe (extraction manuelle ou mécanique du filet, ou bien broyage de la feuille entière et filtration).
- La provenance de la plante et son mode de culture.
- La façon dont la pulpe a été stabilisée…
Malgré cela, toute absorption n’est toutefois pas à exclure en ce qui concerne l’usage interne.
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Même s’il ne garantit pas tout (notamment la récolte à maturité ou les méthodes de stabilisation), il est essentiel de donner la priorité aux produits aloe vera qui bénéficient d’une labellisation biologique, ce qui garantit une plante sans engrais ni pesticides de synthèse.
En donnant bien sûr la préférence aux labels et aux organismes certificateurs reconnus et fiables tels que AB Agriculture Biologique, Ecocert et quelques autres encore.
En revanche, méfiance pour les produits qui n’affichent que le label BIO Européen. Taillé sur mesure pour les industriels, ce label autorise les contaminations OGM, ce qui va bien entendu à l’encontre de l’esprit et de l’innocuité du bio.
Attention aussi au label IASC que nous venons d’étudier plus haut, car derrière cette dénomination pompeuse qui tente de se donner une caution scientifique, se dissimile un label quelque peu trompeur auto-décerné par certains fabricants de produits à l’aloe vera qui se labellisent ainsi eux-mêmes.
Quoi qu’il en soit, ce label n’en reste pas moins un gage de qualité sur certains points.
Cependant, le label BIO sur un produit à base d’aloe vera ne garantit pas que le produit final conserve toutes ses qualités et propriétés.
Reste que les produits réellement biologiques posent parfois un autre problème : leur prix d’achat qui peut parfois être dissuasif…
Alors, comment se faire une opinion dans tout ça ?!
Il est difficile de trouver un produit aloe vera qui regroupe toutes les conditions que requièrent la plante, et en même temps, d’obtenir un produit fini de qualité. A chacun d’étudier les points qualité qui sont essentiels pour sa propre utilisation.
Est-ce pour autant une raison de se priver des propriétés et attraits de l’aloe vera ? Pas du tout !
Les produits « faits maison », au fur et à mesure des besoins, avec des composants de base rigoureusement sélectionnés, ils permettent de profiter des propriétés de la plante de manière aussi facile et amusante qu’efficace et économique
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La matière première destinée à la fabrication de produit à l’aloe vera de qualité supérieure est récoltée et extraite à la main. Seuls les produits haut de gamme contiennent tous les principes actifs de la plante.
Les principales qualités d’un bon jus d’aloès sont :
- l’absence d’eau de reconstitution et de conservateurs
- une certification bio
- un procédé de fabrication (qui préserve les propriétés « vivantes » de la plante)
- et l’emploi exclusif de la pulpe entière.
Source : « Programme de Certification IASC » The International Aloe Science Council
Bien qu’il présente certains atouts, le label IASC est loin d’être indispensable.








